Les autres activités de la Fédération
La protection du patrimoine génétique
La Fédération Yakaar Niani Wulli est membre de l'Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes (ASPSP) qui est notamment soutenue par l'Association Kokopelli (France/Etats-Unis)
Les groupements membres de l'ASPSP se réunissent plusieurs fois par an pour échanger des semences traditionnelles (légumes et céréales diverses), ainsi que des savoir-faire sur la multiplication des semences et des informations sur l'avancée des OGM contre lesquels l'association mène un plaidoyer soutenu par la Coalition Nationale Sénégalaise et Sous-régionale sur la lutte contre les OGM.
A Koussanar, la Fédération reproduit des semences locales de maïs, mil souna, sorgho, sésame, fonio, bissap, indigo...
Les 25 et 26 mars 2007, l'ASPSP a organisé une Foire aux semences près de Kolda en Casamance avec des organisations paysannes venues de toutes la Sous-région (Mali, Gambie, Guinée) et de l'ensemble des régions du Sénégal. Les échanges se sont montrés très fructueux !!!

Les banques de céréales
Les 3 premières ont été créées en 2004, pour soutenir les familles paysannes pendant la période de soudure qui se situe entre juillet et septembre. c'est au moment des activités intenses de culture que les gens ont le plus besoin d'énergie et c'est également à ce moment qu'ils souffrent le plus de la faim, car les réserves de céréales de la campagne passée sont épuisées.
En 2006, la Fédération a appuyé 2 nouvelles banques, puis 5 encore, grâce à l'appui de Solidaridad (ONG hollandaise), dans le cadre d'un partenariat avec la Fédération pour 3 ans. Merci Solidaridad !
La Fédération apporte les 2/3 du stock céréalier une fois que la population a réunit le premier tiers. En moyenne, une banque de céréale compte un capital de départ de 5 tonnes de mil, sorgho et maïs pour une centaine de familles bénéficiaires. Le remboursement s'effectue en nature, après la récolte avec un intérêt allant de 10 à 15 %.
Selon la FAO, la ration minimum de mil par personne pour 3 mois de soudure est de 40 kg. Pour l'instant, les stocks des banques sont insuffisants pour couvrir les besoins de toutes les familles demandeuses, mais nous espérons qu'avec la capitalisation des intérêts, les banques arriveront un jour à résorber le problème de soudure.
Les champs école paysans
Ces champs consistent a expérimenter avec les producteurs différentes techniques culturales ou a comparer des paramètres au sein d'une parcelle paysanne. On délimite 2 blocs de 100 m2, dans lesquels on marque 10 plantes dont on va mesurer chaque semaine des indicateurs de croissance (hauteur des plants, nombre de feuilles, de fleurs, de fruits, etc) et de parasitisme (nombre de feuilles ravagées ou parasitées, fruits endommagés) afin de suivre leur évolution. Les producteurs sont partagés en 2 groupes ; munis de loupes, de règles et de fiches techniques traduites en langue locale. Chaque séance se termine par une synthèse des relevés du jour, une comparaison avec les données de la semaine précédente et une interprétation.
Pendant la campagne 2006, 2 CEP ont été menés sur les thèmes du rôle de l'arbre sur la production du coton et du "bulude" comme plante indicatrice de fertilité. Les résultats ont été concluants, ils ont souligné le rôle primordiale de l'arbre dans le système de production biologique.
