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(mai, 2008)

La culture de l'indigotier

En 2004, la fédération a réintroduit la culture de l’indigotier auprès de ses membres (surtout des groupements féminins) dans le but de renforcer la filière de transformation artisanale du coton avec la teinture naturelle.

La réintroduction a été difficile car la plante demande beaucoup d’eau pendant son premier stade de croissance (20 l/jour/100 gaines pdt 6 semaines) et nécessite des pratiques agricoles inhabituelles dans la zone : les pépinières. Pour les autres cultures, c'est traditionnellement une agriculture sous pluie qui se pratique avec un semis direct en plein champ.

Avec l'indigo le semis direct en plein champ est difficile principalement à cause des "trous" de sècheresse en début d'hivernage (saison des pluies).

On réalise les pépinières fin mai-début juin, puis on repique les pieds d’indigotier à la mi-juillet, dans des terres riches.

En septembre-octobre, c’est la première récolte des feuilles. On peut cueillir les feuilles 2 fois dans l’année, durant deux ans de suite.

Il faut compter 1 heure par personne pour récolter 2 kg de feuilles fraîches (soit environ 1 kg de feuilles sèches)

baobab

Les feuilles fraîches peuvent être utilisées directement pour la teinture naturelle ou être transformées en compost (pilées et séchées en boules) pour être utilisées plus tard.

La production demeure faible car il est difficile d'irriguer les pépinières dans cette zone.

En 2007, une vingtaine de membres de la fédération a récolté 200 kg de feuilles séchées. La fédération a acheté la production (à 1000 F/kg) dans le but de développer l'activité de teinture naturelle dans le cadre de la transformation artisanale du coton biologique.