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(sept, 2009)

La filature traditionnelle

Cette activité est exclusivement féminine et plus particulièrement réservée aux vieilles femmes qui détiennent le savoir ancestral.

Elle était entrain de disparaître avec la raréfaction des cardes (brosses) qui avaient été introduits par les colons.

En 2003, une styliste dakaroise s’est intéressée à la filature traditionnelle du coton biologique.

Actuellement, une centaine de femmes produit environ 40 kg/mois avec 15 paires de cardes. Elles ne pratiquent cette activité qu’à temps partiel, après avoir pilé le mil, préparé le repas, fait le ménage, lavé les enfants, etc. Elles y gagnent entre 3000 FCfa/kg, soit à peine 1500 F Cfa/mois en moyenne, pour une trentaine d'heure de travail.

Il existe plusieurs qualités de fil, notamment le ngessé ou fil fin qui demande 4 fois plus de temps que le falé ou gros fil.

Du nouveau avec l'introduction de rouets

Le rouet permet d'améliorer la productivité : pour filer une même qualité de fil les femmes mettent deux fois moins de temps qu’à la main.

Malgré l'introduction des rouets, l’activité de filature artisanale demande énormément de temps : jusqu’à 150 heure pour filer 1 kilo de ngessé fin au rouet.

Si l'on veut professionnaliser l'activité pour développer un marché à l'exportation (demandes de produits filés main en France et aux USA), il s'avère indispensable d'augmenter le prix du fil auprès des fileuses.

En effet, comment concevoir que ces femmes travaillent pour 30 F Cfa/heure, alors que le produit final réalisé à partir de leur fil est vendu des dizaines de millier de Francs Cfa ?

Grâce au projet "Développer des pratiques de Commerce Equitable au Sénégal" , ENDA a améliorer la rémunération des fileuses en augmentant le prix du fil à 5000 Fcfa/kg.