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(mai, 2008)

La teinture naturelle à l'indigo

Avant de teindre, les femmes réalisent des attaches pour créer des nuances de couleurs. Une femme peut passer plus d'une journée par boubou.

En 2006, nous avons réalisé des premiers essais de teinture sur 2 jours, avec 6 kg de feuilles fraîches, 2 kg de compost d’indigo et 3 kg de cendres de tige de mil (potasse). Aucun produit chimique n’a été ajouté. Malheureusement, les femmes ne maîtrisaient pas la technique ; nous avons obtenu du vert.

Un savoir ancestral qui tend à disparaître...

En juin 2007, nous avons retenté l'expérience avec une skhakolé de 90 ans nommée Fatou Camara qui pratique l'art de la teinture naturelle à l'indigo depuis son enfance dans son village Mboulembou.

Après un premier échec -car la recette recèle de nombreux secrets difficiles à partager-, la vieille femme a obtenu un joli bleu indigo qui ne déteint pas du tout, à la différence des teintures chimiques.

Les essais se poursuivent pour améliorer la maîtrise de la technique et la diffuser auprès d'autres femmes de la fédération en vue d'apporter une valeur ajoutée à la transformation artisanale du coton bio.(voir la page "produits" )